Qu’est-ce que le sarrasin ?

Les scientifiques l’appellent pseudo-céréale, car contrairement aux céréales, il appartient à la famille des polygonacées. Il se caractérise surtout par la haute valeur biologique des protéines, supérieure à celle de tout autre produit d’origine végétale. Le sarrasin est une panacée contre de nombreux maux et surtout un allié précieux pour ceux qui ont subi une chirurgie du pancréas.

Cette pseudo-céréale a en fait le même usage que les céréales qui lui sont apparentées et possède, notoirement, de nombreuses propriétés nutritionnelles. Par exemple, c’est une source de sels minéraux (comme le fer, le zinc et le sélénium), ses graines contiennent 18% de protéines et apportent des acides aminés essentiels (lysine, thréonine et tryptophane). C’est aussi une source d’antioxydants, comme la rutine et les tanins.

Qu’est-ce que le pancréas ?

Le pancréas est une glande très importante attachée au système digestif. La fonction principale de cet organe est la production de jus pancréatique, qui est utilisé pour digérer certaines substances de l’intestin grêle, notamment les glucides, les lipides et les protéines, et pour produire de l’insuline et du glucagon, dont l’objectif est de réguler la concentration du glucose dans le sang.

Bien qu’elle soit une glande indispensable aux fonctions vitales, il est encore possible de vivre sans pancréas ou sans une partie de celui-ci. Mais après une pancréatectomie, il est clair que le mode de vie devient précieux et fondamental. Et le sarrasin semble être l’aliment le plus approprié.

Un aliment bienfaiteur

Selon une étude menée par le Conseil pour la recherche agricole et l’analyse de l’économie agricole (Crea) et l’Université de Rome Sapienza, grâce à ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, le sarrasin semble donc contribuer à la qualité de vie après une intervention au niveau du pancréas. Pour cette étude, les chercheurs ont sélectionné 18 patients précédemment opérés, ne subissant pas de chimiothérapie et ayant un indice de masse corporelle inférieur à 19.

Au sein du groupe échantillon, deux sous-groupes ont ensuite été créés et suivis pendant une longue période, avant, pendant et après l’analyse. Le premier groupe a reçu une dose quotidienne de 70 grammes de sarrasin malté, tandis que le second groupe a reçu une dose équivalente mais à base de riz. Dans le premier groupe, à la fin de la période d’observation, les patients avaient amélioré leur état nutritionnel en augmentant leur capacité intestinale à absorber la nourriture. De plus, les patients ont rapporté une réduction des douleurs abdominales et une diminution significative des stéatorrhées (selles avec des graisses non digérées), fréquentes chez ce type de patients.

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